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Avr 10

Comment bien éduquer son enfant en mettant l’émotion au cœur de l’éducation ? (4/4)

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Dans le premier volet je vous ai expliqué que quoi que l’on fasse, quoi que l’on décide on sera toujours des parents défaillants pour nos enfants. Dans le second volet je vous ai démontré pourquoi je suis convaincue que la méthode actuelle pour éduquer son enfant ne convient pas pour leur bon développement émotionnel. Dans le troisième volet, j’ai partagé avec vous mes trouvailles et mes astuces que j’utilise au quotidien pour pallier les réactions intempestives de mes chérubins.

Aujourd’hui je vais donc partager avec vous quelques techniques que j’ai découverte dans le livre d’Isabelle Filliozat que j’ai mise en place avec ma grande fille Océane (mon dernier, Mathys est encore trop petit !) et qui fonctionnent assez bien lorsque je les applique bien entendu :cool:  ! J’avoue que parfois il y a encore des claches, tout simplement parce que je n’ai pas la patience d’écouter ses besoins !  :ermm:

Et vi ! Auriez-vous oublié que l’on est tous des parents défaillants ! ;)

L’accompagnement émotionnel pour éduquer son enfant

Je vais donc dans un premier temps essayer de vous expliquer comment accompagner émotionnellement votre enfant. C’est une étape importante et primordiale pour lui, afin de pouvoir mettre des mots sur ce qu’il ressent. Pour un enfant, il est facile de se représenter une table, une pomme, un four, un ballon … car il peut mettre un mot sur un objet qu’il voit, qu’il touche et qu’il peut s’approprier.Comment bien éduquer son enfant - Accompagnement émotionnel

En ce qui concerne les sentiments et les émotions c’est beaucoup plus difficile pour lui. Pour l’aider il faut donc accueillir avec lui ses émotions et l’aider à mettre un nom dessus. De la même manière lorsque vous êtes triste, inquiète, heureuse, joyeuse, vous le montrez par votre attitude, mais il est important pour votre enfant, que vous lui expliquiez ce que vous ressentez et donniez un nom à ce sentiment. Ainsi, lorsqu’il ressentira la même chose, cette émotion ou ce sentiment ne sera plus une inconnue pour lui.

 

Les étapes de l’accompagnement émotionnel dans l’éducation :

  • Prendre votre enfant dans vos bras pour le rassurer et lui dire que vous êtes présent, que vous l’accompagnez dans cette épreuve. Accueillir votre enfant par le regard. Être présent dans votre respiration, dans votre attitude intérieure.
  • Rassurer votre enfant sur le fait que ce qu’il ressent est normal. Qu’il a le droit d’avoir peur, d’être triste, d’être en colère … Essayer de mettre des mots sur son ressenti afin que cette émotion ou ce sentiment ne soit plus une inconnue pour lui.
  • L’autoriser à crier, à pleurer, à taper sur un coussin pour se défouler afin de permettre à l’émotion d’aller jusqu’à sa résolution.
  • Quand la respiration de l’enfant est redevenue calme, place à la parole.

Et dans le concret ça donne quoi ?

Comment réagir lorsque son enfant dessine sur le carrelage ?

Océane est fière d’elle et me montre son chef d’œuvre qui est … un magnifique gribouillage sur … le carrelage !!!

Moi : Je me met en colère et gronde Océane parce que c’est interdit de colorier par terre !

Océane : La pauvre, elle ne comprend pas ma réaction et se met à pleurer toutes les larmes de son corps, impossible de la calmer…

Moi : Je me dis mince, j’y suis allée un peu fort, comment peut-elle savoir que ce n’est pas autorisé ? En plus, ce n’est pas si grave, un petit coup d’éponge et  on n’y verra plus rien ! Je la prends dans mes bras, je la serre très fort tout contre moi, dans le silence pendant quelques minutes. Le temps de profiter de cette étreinte.

Ensuite, je lui susurre des mots doux dans l’oreille, je lui dis que je l’aime fort, que je n’avais pas à la gronder comme je l’ai fait, qu’elle a le droit d’être en colère et que ce n’est pas parce que je l’ai grondé que je ne l’aime pas… Je lui dit aussi que j’ai le droit de ne pas être en accord avec la façon dont elle fait les choses, que j’ai le droit de lui refuser qu’elle dessine sur les carreaux …

Tout cela tranquillement, tout doucement, dans le creux de son oreille en attendant qu’elle se calme.

Lorsqu’elle commence a se calmer, j’essaie de mettre un mot sur son ressenti en lui demandant si elle a eu peur, si elle est triste, si elle est en colère …. Si c’est de la colère je lui propose de se défouler sur le coussin spécial colère ou de faire de la boxe sur son lit, ou de taper dans un ballon … enfin bref, quelque chose ou elle peut évacuer sa colère sans blesser personne !

Généralement cela fonctionne assez bien et on finit toujours en crise de fou rires !!!

Une fois qu’elle s’est calmée, j’essaie de comprendre pourquoi elle a dessiné sur les carreaux et pas sur la feuille que je lui ai sortie. Le câlin l’a mise en sécurité, elle m’explique ce qu’elle voulait faire et nous cherchons ensemble une solution qui convienne à tout le monde. Par exemple pour le dessin : la feuille était trop petite, pas belle, ou son frère l’avait déchirée … Dans ce cas, on essaie de trouver une solution : on va dessiner sur la table pour que Mathys ne l’embête plus ou on va mettre une nappe en papier ou une grande feuille par terre …

Puis on cherche ensemble une solution pour réparer sa petite bêtise afin de la responsabiliser !!

 

Comment réagir lorsque son enfant veut manger sa mandarine pendant le repas et ne veut pas attendre le dessert ?

Comment bien éduquer son enfant - crise de colèreMoi : Non, le fruit c’est en dessert et pas pendant le repas !

Océane : Non, je veux manger ma mandarine, maintenant ! Maman, je veux manger ma mandarine ….

Moi : Je me demande : pourquoi ai-je répondu automatiquement « la mandarine c’est en dessert ! ». Pourquoi lui refuser ce besoin de manger sa mandarine en même temps que ses pâtes au jambon ? Après tout, c’est elle qui le mange ! Le plus important, n’est-ce pas qu’elle mange toute son assiette ?

Et là, ce fut un miracle : à partir du moment où elle a pu manger sa mandarine, plus de crise de colère, elle a fini le repas calmement, comme il faut !

 

Comment réagir lorsque son enfant veut passer à autre chose sans ranger le bazar qu’il a mis ?

Océane : Maman, je veux les crayons pour dessiner ?

Moi : Tu as fini de jouer aux légos ? Alors range les et après je te donnerai les crayons.

Océane : Non, c’est Maman qui range !

Moi : Non, non … c’est Océane qui a joué, donc c’est Océane qui range !!!

Océane : Non, c’est Maman qui range, je veux dessiner !!!

Moi : Non, tu ne dessineras pas, tant que tu n’auras pas rangé …. (cette situation peut durer très longtemps !). Alors crise de larme bien entendu, elle jette les légos dans toute la pièce, joue un peu avec …. Bref !!! Toujours pas de rangements. La pression monte !!!! Grrrr !!!  :devil:

Je respire profondément pour me calmer un peu puis … je lui propose de l’aider ou de le faire sous forme de jeux … C’est bizarre mais cela passe de suite beaucoup mieux !!!!

5 Trucs pour redevenir Zen !

Le livre Au cœur des émotions de l’enfant d’Isabelle Filliozat, nous dévoile également des techniques assez utile pour garder notre sang froid. Il arrive très souvent que nos chers chérubins nous amène à nos limites extrêmes et on a très envie de les frapper, de les faire passer par la fenêtre ou de les mettre en location quelques temps … :tongue: !!!

Alors, voici quelques trucs pour éviter la violence à l’instant où vous avez envie de frapper :Comment bien éduquer son enfant - violence

  • Respirez profondément pour revenir à vous même
  • Vous pouvez verbaliser à l’enfant votre envie : « J’ai envie de te frapper. Je ne le ferais pas parce que je ne veux pas te faire du mal. Je n’ai pas le droit de te taper, mais j’ai le droit d’en avoir envie.
  • Écoutez votre besoin et donnez vous les moyens de le satisfaire, ou projetez cette satisfaction dans le futur.
  • Centrez-vous sur votre enfant et prenez conscience de ce qui se passe en lui, de ses besoins, éventuellement de ce qui a causé son comportement.
  • Passez le relais à votre conjoint ! Si vous élevez seul(e) votre enfant, téléphonez à un  ou une amie pour permettre à la pression de baisser en vous.

Mes conclusions

  • Pour qu’une journée se passe avec le moins de caprice et le moins de conflit il faut être DISPONIBLE !!! Les jours où je suis présente intellectuellement avec eux se passent beaucoup mieux que ceux où j’essaie de me concentrer sur mon boulot pour avancer un peu …
  • Responsabiliser l’enfant en lui faisant réparer son erreur, sa bêtise à la hauteur de ses possibilités
  • Essayer de comprendre ses besoins et trouver un compromis entre ses besoins et vos exigences
  • Faire passer le maximum de choses par le jeu ou le chant. Je chante beaucoup avec ma fille et en ce moment elle est très réceptive aux courses de vitesse, elle veut toujours gagner « C’est moi qui ai gagné !!! »
  • Les mettre face à leur propre choix. Par exemple Océane adore jouer avec la tablette, elle sait que c’est après dodo (après la sieste), donc les jours ou elle ne veut pas faire de sieste, elle ne joue pas à la tablette !
  • Et surtout leur donner beaucoup beaucoup d’amour et de tendresse !!!

Que dois-je améliorer ?

  • Je n’emploie pas assez le Tu et le Je dans mes discutions avec ma fille. Je dis « Maman n’est pas contente » au lieu de dire « Je ne suis pas contente », de ce fait je ne nous représente pas en tant que personne. C’est une attention de tous les moments car quand Océane me parle, elle dit « Maman est fâchée car Océane a fait une bêtise », du coup je lui réponds « Oui, maman est fâchée car Océane … », alors qu’il faudrait que je dise « Oui, JE suis fâchée parce que TU ….. »
  • Éviter les chantages. Oui, je sais, c’est la solution de facilité !!! Mais à certains moments c’est tellement plus facile et puis surtout c’est la seule chose que l’on connaît alors il faut du temps pour remplacer certains mécanismes …
  • Me rendre plus disponible pour mes enfants et être plus patiente:whistle:  D’après une étude britannique, une maman qui a des enfants entre 2 et 10 ans doit répondre,  en moyenne, à 300 questions par jour. Notre patience est mise à rude épreuve …. :sad:  Je ne sais pas vous, mais moi, le soir j’ai la tête comme un bonbonne !!!  :ermm:

 

Pour conclure cet article, je dirais donc que les clés d’une éducation émotionnelle c’est :

  • Accueillir votre enfant
  • Le rassurer
  • L’autoriser à exprimer ses sentiments
  • Discuter

 

Vous me direz : « Plus facile à faire à la maison qu’au Supermarché !». Oui c’est vrai, et vous savez pourquoi ?

Tout simplement parce qu’à l’heure actuelle le paraître, le quand dira-t-on a plus d’importance que le bien-être de nos enfants.

Changez votre vision du monde, changez votre vision de l’éducation et vous verrez que lorsqu’on applique la technique à la lettre, ça marche super bien !

Je vous conseille réellement de lire le livre Au cœur des émotions de l’enfant d’Isabelle Filliozat. De nombreux thèmes sont abordés (La peur, la colère, la joie, la tristesse, les symptômes de la dépression chez l’enfant, les épreuves de la vie, les changements, l’arrivée d’un nouveau bébé, les dissensions dans le couple parental, le divorce…..) et l’auteur nous donne des clés essentielles pour comprendre et réagir correctement face à de nombreuses situations.

 

Un enfant approuvé et aimé laisse plus de temps libre pour faire « maman du net qui travaille à domicile » !

 

Et vous, quelle méthode utilisez-vous pour éduquer vos enfants ?

Que pensez-vous de cette méthode éducative tournée vers les émotions et l’écoute de nos enfants ?

Quels sont les problèmes que vous rencontrez pour éduquer vos enfants ?

 

Crédits Photo : David Castillo Dominici, Jeanne Claire Maarbes et Stuart Miles – FreeDigitalPhotos.net

(4 commentaires)

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  1. Cécile

    Coucou !
    J’ai beaucoup apprécié cet article !
    Merci pour ce beau retour sur l’éducation émotionnel :smile:
    Vivement les prochains :heart:

  2. marie

    Bonjour,
    Je suis tombée sur votre site en cherchant un moyen de, en quelque sorte, renier l’éducation que l’on m’a donné. Car j’ai été élevée, comme beaucoup sans doute, dans une maison où il ne passait pas un jour sans que les parents (le « couple modèle ») ne s’en prennent l’un à l’autre, sans que l’un des parents ne critique sa famille ou sa belle-famille, sans que l’un de nous trois (nous somme trois enfants) n’ait peur de se prendre une baffe pour x raison. Nous n’avions pas le droit d’avoir des sentiments, pas le droit d’être en colère, pas le droit d’être amoureuse parce qu’à neuf ans tu peux pas être amoureuse « c’est d’la connerie », même pas le droit d’être heureuse parce que « tu m’énerve à ricaner bêtement ». Lorsque j’étais enfant, avant mes 6ans, le martinet se baladait sous la table le midi, touchant à qui mieux-mieux avait dit une bêtise, ne voulait pas manger ses légumes.
    Grandir dans un tel climat est destructeur. Mon frère élève actuellement tant bien que mal ses enfants, en reproduisant, bien que d’une façon moindre, le même schéma. Heureusement que ma belle-soeur est là… Ma soeur est suivie actuellement par un psy. Quant à moi, j’ai eu quelques entretiens avec un psychologue, jusqu’à ce que je me rende compte que j’avais le droit de pleurer, le droit de ne pas aimer mes parents et le modèle qu’ils m’ont offert, malgré les liens du sang, que j’existais et devais être fière de moi. Ca a été le début d’un long travail, et s’il m’arrive encore de temps en temps de pleurer à l’occasion d’une pub qui me rappelle un souvenir d’enfance ou une enfance à laquelle je n’ai pas eu le droit, mon compagnon m’aide énormément.
    Les relations que j’ai avec lui sont d’ailleurs conflictuelles pour les mêmes raisons : outre l’absence totale d’assis narcissique il y a encore quelques années, le modèle parental était totalement déficient. Un père soumis, fantôme, subordonné à la mère omniprésente qui contrôle tout.
    Si j’en parle sur votre blog, ce n’est pas pour me libérer. Cela, je le fais en expliquant mes réactions disproportionnées à mes amis. En écrivant à mon ami quelques détails de mon enfance lorsqu’il me demande pourquoi telle référence m’a fait pleurer.
    Non, si j’en parle ici aujourd’hui, c’est parce que je suis d’accord avec vous sans y être : on ne sera pas tous des mauvais parents, mais nous serons tous des parents imparfaits. Les deux choses qu’il me semble importantes à privilégier lorsque l’on élève un enfant, outre l’imposition de limites (car on vit en société, et il ne faut pas oublier que l’enfant doit, comme nous, respecter des règles de bonne conduite, même si ce ne sont pas toujours les mêmes règles – quel adulte dessinerait sur son frigo au marqueur indélébile ?), sont l’écoute et le développement du pôle narcissique de son enfant (lui apprendre à faire la différence entre un égo surdimensionné et la possibilité et nécessité d’être fier de lui), ainsi que la nécessité d’offrir un modèle de couple non sans failles mais tout au moins qui ne soit pas autodestructeur. Avoir des parents divorcés n’est pas facile, mais entendre tous les trois jours un « tu es encore allé voir tes putes, me dis pas le contraire ! » parce que la réunion du bureau a duré plus longtemps que prévu, ou parce que le père n’ose pas dire à sa femme qu’il est allé prendre un verre avec des amis, cela est encore plus difficile à gérer lorsque l’on a 8ans.

    En espérant que ce message permettra à certaines personnes de mieux comprendre, de se poser des questions au lieu d’agir sans réfléchir quand les enfants sont là…

    1. Elodie

      Bonjour Marie,
      Merci pour votre commentaire très émouvant.
      Il existe une manière pour se défaire de tous le négatif qui est en nous : blocages, fausses idées, pensées négatives… Il s’agit de l’EFT (Emotional Freedom Techniques).
      L’EFT est une technique naturelle qui permet d’acquérir une véritable liberté émotionnelle. C’est une forme d’acupression et de concentration mentale qui vise tout particulièrement les troubles anxieux : stress et anxiété généralisée, phobies diverses, stress post-traumatique, dépression, insomnie, ainsi que les dépendances qui y sont souvent reliées. Grâce à des tapotements sur des points d’acupuncture, on équilibre notre système énergétique qui a été perturbé par des événements traumatisants ou des croyances bloquantes. Une fois l’obstacle éliminé, l’énergie peut circuler librement et redonne les meilleures performances possibles.
      On peut apprendre à la faire seul grâce a de la documentation ou avec un spécialiste. Personnellement j’ai commencé avec une personne diplômée puis je continue seule chez moi et je suis également des conférences en ligne.
      C’est une technique simple et rapide qui m’aide beaucoup chaque jour ….

      Je suis d’accord avec vous, on est des parents imparfaits, d’ailleurs, il me semble avoir utilisé l’expression « parents défaillants » plutôt que « mauvais parents » dans la suite de ma chronique. Je l’ai modifié justement parce que j’ai trouvé que l’expression « mauvais parents » était un peu forte. Ce que je voulais expliqué c’est que quoi que l’on fasse nos enfants nous le reprocheront un jour ou l’autre. Alors le principal c’est que l’on fasse ce que l’on pense être juste pour nous à ce moment là.

      Votre discours est vraiment bien évolué, vous avez fait beaucoup de chemin … vous êtes sur la bonne voie. C’est un chemin difficile, caillouteux que vous avez décidé de prendre car nous n’avons aucun modele auquel nous référer pour éduquer nos enfants. Cependant, la relation que l’on a avec eux est tellement belle, que cela vaut le coup de la pratiquer…. :)

      Au plaisir de vous lire,

      Elodie

  3. carole70

    Bonjour, je découvre votre blog avec beaucoup de plaisir. Je vous invite à venir me rendre visite sur mon blog
    A bientôt

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